Mais, dit-il, "il ne faut pas baisser les bras maintenant". Il croit encore au maintien.
Quel goût vous laisse cette défaite ? Est-ce la plus dure à encaisser de la saison ?
C'est la plus dure à vivre, oui. Nous étions tout proches de la victoire. En plus, la manière était là, nous avions inscrit trois buts, nous menions deux fois au score. C'est dur à avaler. Quand on voit la seconde mi-temps, on se dit que l'on a manqué de métier. Nous aurions dû fermer la boutique.
Aviez-vous déjà vécu un tel scénario dans votre carrière ?
Je n'ai pas souvenir. En tout cas, c'est dur à vivre. Encore plus dans notre situation.
Comment s'est déroulé le retour sur Strasbourg ?
Comme d'habitude après chaque défaite. Là, il y avait de l'énervement mêlé à de la tristesse. Mais nous avons un championnat à jouer et nous devons encore lutter. Il ne faut pas abdiquer maintenant.
« C'est encore jouable »
Le maintien est-il compromis après cette défaite ?
Le maintien est compromis depuis un moment. Mais, mathématiquement, il est réalisable. Nous nous devons de défendre les couleurs du club pour ne pas sombrer.
Le groupe y croit-il encore ?
Bien sûr. Il est trop tôt pour être résigné. C'est encore jouable. A Nantes, nous avons quand même fourni un bon match, avec de la qualité, même si cela n'est pas suffisant, apparemment. Le point positif, aussi, est d'avoir marqué à nouveau. Inscrire trois buts est encourageant.
A titre personnel, avant votre blessure, vous aviez inscrit deux buts.
Oui, dont un penalty, situation qui n'est jamais évidente à aborder. Ca m'a fait du bien, ce doublé. Je manquais de réussite depuis un moment. J'espère que je vais continuer sur cette voie-là.
Il retrouve le chemin des filets, faut continuer...
